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Bas-Saint-Laurent : un marché immobilier qui résiste… et qui se transforme (Photo Parc du Bic Mars 2022)

Maylina FournierResidential real estate broker - H9130

15 Jan 2026


Alors que plusieurs marchés immobiliers au Québec ont ralenti sous l’effet combiné de l’inflation et de la hausse rapide des taux d’intérêt, le Bas-Saint-Laurent continue de surprendre. Contre toute attente, la demande demeure soutenue, les prix poursuivent leur progression et, surtout, le profil des acheteurs évolue. À l’aube de 2026, le marché régional se trouve à un moment charnière, particulièrement en raison de la vague de renouvellements hypothécaires à venir.

Voici ce qu’il faut vraiment comprendre avant d’acheter, de vendre ou de renouveler une hypothèque au Bas-Saint-Laurent.


Un marché solide, sans emballement

La récente baisse du taux directeur de la Banque du Canada n’a pas provoqué de frénésie immobilière dans la région. Le marché demeure plutôt stable, avec un inventaire de propriétés toujours limité et des prix qui continuent d’augmenter graduellement.

En dix ans, le prix médian d’une maison unifamiliale est passé d’environ 137 000 $ à près de 285 000 $. On reste loin des sommets observés à Québec ou à Montréal, mais la tendance est claire : le Bas-Saint-Laurent n’est plus le « secret bien gardé » d’autrefois.

Pour les acheteurs, la combinaison de taux légèrement plus favorables et de prix encore raisonnables à l’échelle provinciale offre un certain répit. La capacité d’emprunt est un peu meilleure, permettant parfois de viser une propriété plus grande, mieux située ou nécessitant des améliorations. Cette marge demeure toutefois fragile : les prix ont monté rapidement, alors que les revenus, eux, n’ont pas suivi au même rythme partout dans la région.


Une économie régionale plus robuste qu’on ne le croit

Si le Bas-Saint-Laurent n’affiche pas la croissance spectaculaire des grands centres urbains, il repose néanmoins sur des fondations économiques solides. Les secteurs de la santé, de l’éducation et de la fonction publique assurent une stabilité appréciable. À cela s’ajoutent des créneaux porteurs comme les technologies marines, l’énergie éolienne, la recherche, l’agroalimentaire, la transformation, le transport et la logistique.

La région attire aussi de plus en plus de télétravailleurs et de jeunes familles à la recherche d’une meilleure qualité de vie. En résumé : même si les salaires sont plus modestes qu’à Québec ou Montréal, l’écart avec le coût de la vie particulièrement pour le logement demeure à l’avantage du Bas-Saint-Laurent.

D’ici 2026, les perspectives sont relativement claires : une demande soutenue, notamment de ménages venant de l’extérieur, des prix en légère hausse graduelle et un avantage comparatif maintenu par rapport aux grands marchés urbains. Le marché semble donc installé sur un plateau, sans euphorie excessive, mais sans signes de correction brutale à court terme.


Le profil des premiers acheteurs se transforme

Comme ailleurs au Québec, l’accès à la propriété est devenu plus complexe pour les premiers acheteurs. Au Bas-Saint-Laurent, ceux-ci sont en moyenne plus âgés qu’auparavant et ont souvent reporté leur projet de quelques années. Le scénario du jeune couple dans la vingtaine achetant sa première maison unifamiliale devient de plus en plus rare.

Pour y arriver, plusieurs adoptent de nouvelles stratégies : recours accru aux dons familiaux pour la mise de fonds, achats à plusieurs (duplex ou immeubles intergénérationnels) et exode vers des municipalités périphériques comme Trois-Pistoles, Saint-Ulric ou Price afin de respecter leur budget.

Les attentes changent aussi. La première propriété n’est plus nécessairement une maison unifamiliale détachée avec grand terrain. Condos, jumelés et plex deviennent des options réalistes et encore accessibles pour qui accepte de revoir ses critères.


2026 : l’épreuve des renouvellements hypothécaires

L’un des grands enjeux des prochaines années sera sans contredit la vague de renouvellements hypothécaires. Entre 2020 et 2021, de nombreux propriétaires ont contracté des prêts à des taux avoisinant 2 %. En 2026, ces hypothèques arriveront à échéance dans un contexte de taux nettement plus élevés.

Pour certains ménages, le choc sera réel : augmentation marquée des paiements mensuels, budgets plus serrés et nécessité d’ajuster certaines habitudes de consommation. Il existe toutefois des leviers pour atténuer l’impact, comme l’allongement de l’amortissement, la négociation active du taux ou le refinancement afin de consolider des dettes plus coûteuses.

La clé demeure la préparation : analyser son budget, simuler différents scénarios et agir bien avant la date de renouvellement.


Comment aborder 2026 selon votre situation

Pour les acheteurs, une préapprobation hypothécaire sérieuse, une bonne dose de flexibilité et le refus de sacrifier l’inspection préachat restent essentiels. Il vaut mieux viser un paiement confortable qu’un maximum théorique.

Pour les vendeurs, l’époque de la surenchère automatique est derrière nous. Le prix juste, la mise en valeur de la propriété et une stratégie adaptée au marché local font toute la différence.

Pour les propriétaires en renouvellement, communiquer tôt avec son institution financière ou son courtier, mettre à jour son portrait financier et évaluer les améliorations pertinentes à la propriété peuvent changer la donne.


Un marché à surveiller… et à respecter

Le Bas-Saint-Laurent traverse bel et bien un cycle de hausse des valeurs. Les propriétés bien situées se vendent rapidement, les prix progressent et les acheteurs doivent s’adapter à une nouvelle réalité. Pour 2026, tout indique un marché plus équilibré, encore compétitif à l’échelle provinciale, soutenu par une économie régionale suffisamment solide.

Que l’on soit acheteur, vendeur ou en renouvellement hypothécaire, la clé demeure la même : s’informer, s’entourer de professionnels qui connaissent le terrain et, surtout, ancrer ses décisions dans la réalité de son budget et non dans l’euphorie des dernières années.

C’est ainsi que l’on peut tirer parti de la résilience du marché immobilier du Bas-Saint-Laurent, sans compromettre sa tranquillité d’esprit.

The information in this article is for general purposes only and may not reflect current laws or regulations. Verify any details with a qualified professional before making decisions. Some portions may have been created with AI assistance and should be confirmed for accuracy.

Written by Maylina Fournier

Residential real estate broker - H9130
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