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Ce que j’aurais aimé savoir avant d’être courtier… quand je vendais ma propre maison

Maylina FournierResidential real estate broker - H9130

29 Nov 2025



Quand j’ai vendu ma première maison, je n’étais pas encore courtier immobilier. Avec le recul, il y a plusieurs choses que j’aurais voulu comprendre avant de me lancer. Voici les plus importantes, du point de vue de la vendeuse que j’étais… et de la courtière que je suis devenue.


1. Le prix affiché n’est pas le « vrai » prix


Je croyais qu’on choisissait un prix, qu’on ajoutait « un peu de marge » et que le marché ferait le reste.

En réalité :

  • Le bon prix se situe dans une fourchette :
  • trop haut → peu de visites, maison qui « brûle sur le marché »
  • trop bas → tu perds de l’argent ou tu crées un achalandage artificiel.
  • Le prix doit se baser sur des comparables récents, pas sur :
  • ce que ton voisin pense
  • ce que tu as besoin pour ton prochain projet
  • ce que tu as payé + tes rénovations (le marché se fiche de ton coût, il regarde la valeur perçue).

2. Les visites se jouent avant même que la porte s’ouvre


Je pensais que tout se jouait pendant la visite.

En fait, beaucoup se décide avant :

  • Les acheteurs filtrent d’abord par photos et description.
  • De mauvaises photos = visites perdues.
  • Une annonce floue, trop courte ou mal rédigée fait douter :
  • « S’ils ne prennent pas la peine d’expliquer, qu’est-ce qu’ils cachent ? »

À l’époque, j’aurais investi :

  • dans des photos professionnelles (lumière, angles, mise en scène)
  • dans une mise en marché claire : points forts, quartier, style de vie, pas juste « 3 chambres, 2 salles de bain ».

3. L’émotion fait dire et faire des bêtises


Quand tu vends ta propre maison, tu es chargé d’émotions :

  • Tu surestimes la valeur parce que tu y projettes tes souvenirs.
  • Tu prends les commentaires personnels :
  • « La cuisine est petite » → tu l’entends comme une critique contre toi.
  • Tu peux être trop rigide dans la négociation par principe, et non par stratégie.

Ce que je sais maintenant :

il faut séparer valeur affective et valeur marchande.

Et parfois, il vaut mieux qu’un tiers (courtier) gère les commentaires et les offres pour toi.


4. Une offre d’achat, c’est un contrat complexe (et engageant)


La première fois, je regardais surtout le prix.

Je ne comprenais pas à quel point le reste des conditions est crucial :

  • Délai d’inspection
  • Conditions de financement
  • Date de de possession
  • Inclusions/exclusions (électros, luminaires, rideaux, spa, etc.)
  • Montant du dépôt et pénalités en cas de défaut

Je n’avais pas conscience que :

  • une offre bien ficelée peut valoir plus qu’une offre plus élevée mais mal sécurisée
  • certaines formulations peuvent te coincer légalement.


5. L’inspection peut tout faire dérailler (ou sauver la transaction)


J’avais sous-estimé le pouvoir de l’inspection :

  • L’inspecteur ne vient pas « protéger le vendeur », il vient protéger l’acheteur.
  • Une liste de défauts, même petits, peut :
  • effrayer l’acheteur
  • provoquer une renégociation
  • carrément faire tomber la transaction.

Ce que j’aurais fait avant :

  • faire une pré-inspection pour savoir à quoi m’attendre
  • corriger certains points faciles à l’avance
  • rassembler déjà les factures & preuves d’entretien (toiture, chauffage, drain, etc.).


6. Les papiers comptent autant que les murs


Je me concentrais sur : peinture, ménage, décoration.

J’oubliais la partie « moins sexy » :

  • Certificats (conformité, localisation)
  • Permis pour les travaux réalisés
  • Factures de rénovations importantes
  • Garanties (toiture, portes et fenêtres, système de chauffage)

Un dossier incomplet :

  • ralentit la transaction
  • donne un prétexte pour renégocier
  • fait perdre la confiance des acheteurs.


7. La négociation n’est pas une guerre


Je voyais la négociation comme :

eux contre moi.

Résultat :

  • je répondais trop vite
  • je me braquais sur des détails
  • je n’utilisais pas le silence, ni le temps, ni la stratégie.

Aujourd’hui je sais que :

  • une bonne négociation, c’est collaboratif :
  • trouver une solution gagnant-gagnant qui ferme la transaction.
  • Le ton, le délai de réponse, la façon de poser un refus ou une contre-offre comptent autant que le chiffre.


8. Le temps sur le marché envoie un message


Je ne pensais pas que le nombre de jours en ligne influencerait tant la perception.

  • Une maison qui reste trop longtemps :
  • fait croire que quelque chose cloche
  • encourage les « lowball offers » (offres très basses)
  • oblige souvent à des baisses de prix répétées (et visibles).

Souvent, ce n’est pas la maison qui a un problème :

c’est la stratégie de prix ou de mise en marché qui était mauvaise dès le départ.


9. Tout le monde ne te dira pas la vérité… en face


Beaucoup de visiteurs vont :

  • être polis sur place
  • critiquer après
  • disparaître sans feedback.

Sans intermédiaire, tu as :

  • peu de rétroaction honnête
  • du mal à savoir pourquoi ça ne clique pas :
  • le prix ? l’odeur ? la déco ? la cuisine ? le quartier ?

Un courtier, lui, reçoit souvent des commentaires que les gens n’osent pas dire au propriétaire. C’est précieux pour ajuster la stratégie.


10. Vendre soi-même n’est pas « gratuit »


Je voyais surtout la commission à économiser.

Je ne calculais pas :

  • le temps passé (visites, appels, courriels, paperasse)
  • les erreurs de prix ou de négociation
  • le stress des imprévus
  • les risques légaux liés à un formulaire mal rempli ou une information oubliée.

Avec le recul, la vraie question aurait dû être :

Combien me coûte réellement le fait d’être seule dans ce processus ?

En argent, en temps, en risques, en qualité de vie pendant la vente.


11. L’acheteur n’achète pas ta maison… il achète une vie dedans


Je voyais ma maison à travers mon histoire.

Eux, ils projetaient la leur.

Ce que j’aurais fait autrement :

  • parler plus du style de vie :
  • écoles, parcs, commerce de quartier, temps de trajet, ambiance
  • mettre en valeur des choses simples :
  • luminosité à certaines heures
  • voisinage calme / dynamique
  • petites astuces pratiques (rangement, disposition des pièces).

On n’achète pas seulement des mètres carrés :

on achète une façon de vivre.


12. Se préparer, c’est économiser du stress (et souvent de l’argent)


Tout ce que j’ignore au départ, je le paie plus tard :

en stress, en pertes financières, en erreurs.

Avant de vendre, j’aurais aimé :

  • avoir une checklist claire :
  • papiers, travaux, mise en marché, scénarios possibles
  • comprendre les étapes du processus de A à Z
  • savoir à quoi ressemble une transaction « normale » vs une transaction « problème »
  • parler à quelqu’un qui a vu des dizaines de dossiers, pas seulement le mien.

Si tu envisages de vendre bientôt, tu peux déjà commencer par :

  1. Regarder les comparables vendus, pas juste les maisons à vendre.
  2. Mettre à jour tes documents (certificat, factures, preuves de travaux).
  3. Faire un vrai ménage + désencombrement, avant même les photos.
  4. Te demander : « Qu’est-ce qu’un acheteur ne connaît pas encore de ma maison… et qu’il devrait absolument savoir pour tomber en amour avec ? »

Et si tu veux, je peux t’aider à transformer tout ça en plan concret : prix, calendrier, mise en marché, stratégie de négociation.

The information in this article is for general purposes only and may not reflect current laws or regulations. Verify any details with a qualified professional before making decisions. Some portions may have been created with AI assistance and should be confirmed for accuracy.

Written by Maylina Fournier

Residential real estate broker - H9130
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