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Pourquoi ma propriété ne se vend pas ?

Maylina FournierCourtier immobilier résidentiel - H9130

28 nov. 2025



Pourquoi ma propriété ne se vend pas ?


Votre maison ou votre chalet est à vendre depuis des semaines – parfois des mois – et les visites se font rares? Vous voyez d’autres propriétés afficher un « VENDU », mais pas la vôtre?

Dans le Bas-Saint-Laurent, le marché fonctionne différemment de Montréal : moins de population, plus de propriétés uniques, un hiver long… Résultat : si certains éléments ne sont pas bien ajustés, la vente peut facilement s’éterniser.

Voici les principales raisons qui expliquent pourquoi une propriété ne se vend pas chez nous – et comment y remédier.


1. Un prix qui ne reflète pas le marché local

Partout au Québec, un prix trop élevé est la première raison pour laquelle une propriété ne se vend pas. Mais dans le Bas-Saint-Laurent, l’écart se voit encore plus vite :

  • Les acheteurs comparent avec des maisons semblables dans le village voisin ou la ville-centre.
  • Les revenus moyens sont plus bas qu’à Montréal ou Québec.
  • Les acheteurs d’ici connaissent très bien « les vraies valeurs » du secteur.

Signes que votre prix est trop haut :

  • Beaucoup de vues en ligne, mais presque pas de demandes de visite.
  • Les visiteurs adorent la maison, mais ne déposent jamais d’offre.
  • Des propriétés comparables autour de vous se vendent… et la vôtre reste.

Correctif :

  • Demander une analyse de marché (comparables vendus récemment).
  • Ajuster le prix en fonction :
  • de l’état réel (toiture, isolation, fosse septique, fenêtres, etc.),
  • du type de secteur (village reculé vs secteur près de l’autoroute 20 ou de la 132),
  • de la demande pour votre type de propriété (unifamiliale, chalet, duplex, fermette).

2. Un emplacement qui inquiète les acheteurs… ou n’est pas bien mis en valeur

Dans l’article d’origine, on parle de quartier qui ne suscite pas l’intérêt des acheteurs. Ici, ce n’est pas tant le « quartier » que la distance et l’accès aux services qui freinent souvent les gens :

  • Distance de l’hôpital, des écoles, du Cégep ou de l’université.
  • Temps de route vers Rimouski ou Rivière-du-Loup pour le travail.
  • Routes difficiles en hiver (côtes, virages, vent du fleuve, etc.).
  • Peu de commerces à proximité pour les familles (épicerie, garderie, loisirs).

Ce qui aide à rassurer :

  • Mentionner clairement : temps de route réel vers les grands axes (20/132), grandes villes, écoles.
  • Mettre en avant les services du village (épicerie, pharmacie, école primaire, CLSC, aréna, sentiers, etc.).
  • Présenter l’emplacement comme un avantage :
  • tranquillité,
  • accès rapide au fleuve, au bois, aux activités de plein air.

3. Une propriété trop personnalisée… ou trop marquée par les années

Le document d’origine rappelle qu’une propriété trop personnalisée rend difficile la projection des acheteurs. C’est encore plus vrai ici, où beaucoup de maisons sont habitées depuis longtemps par la même famille.

Ce qui peut bloquer :

  • Décor très daté (boiseries foncées partout, tapis, couleurs criardes).
  • Pièces surchargées de meubles, collections, souvenirs.
  • Forte odeur (fumée, animaux, humidité).

Correctifs simples et efficaces :

  • Épurer : enlever une partie des meubles, bibelots, photos de famille.
  • Rafraîchir : peinture pâle et neutre, luminaires plus actuels.
  • Mettre en scène : quelques touches déco chaleureuses, mais pas envahissantes.

L’objectif : permettre à l’acheteur de se dire « Je me vois ici », pas « Je visite chez quelqu’un ».


4. Trop travaux à prévoir (et pas assez d’explications)

Dans le texte de référence, on mentionne que plusieurs acheteurs préfèrent une propriété clé en main plutôt que des gros travaux. Dans le Bas-Saint-Laurent, certains éléments techniques reviennent souvent comme blocages :

  • Fosse septique et champ d’épuration à la fin de leur vie utile ou non conformes.
  • Toiture à refaire rapidement (bardeaux en fin de vie, infiltration passée).
  • Isolation déficiente (grenier, sous-sol froid, perte de chaleur).
  • Vieilles fenêtres, chauffage très énergivore (huile, vieux système électrique).

Ce que les acheteurs détestent :

  • Avoir l’impression qu’on leur cache quelque chose.
  • Ne pas savoir si la fosse est conforme, la toiture garantie, etc.
  • Ne pas pouvoir estimer l’ampleur et le coût des travaux.

Comment renverser la situation :

  • Faire inspecter certains éléments d’avance (ex. fosse septique, toiture).
  • Avoir en main :
  • factures de travaux récents (toit, fenêtres, drain français, etc.),
  • rapports d’inspection si disponibles.
  • Être transparent sur ce qui reste à faire et ajuster le prix en conséquence.

Souvent, ce qui rebute, ce n’est pas le travail lui-même… c’est l’incertitude.


5. Des photos et une mise en marché qui ne rendent pas justice à la région

Le document original insiste sur l’importance de se démarquer parmi les autres propriétés disponibles. Dans notre région, la mise en valeur visuelle est cruciale, surtout pour :

  • Les acheteurs de l’extérieur (Montréal, Québec, Ontario) qui regardent en ligne.
  • Les gens qui rêvent d’une vue sur le fleuve, d’un grand terrain, d’un accès à la nature.

Erreurs fréquentes :

  • Photos sombres, prises en plein hiver sans déneigement adéquat.
  • Aucune photo de la vue, du terrain, du garage, du sous-sol.
  • Aucune indication de la proximité du fleuve, des sentiers, du village.

Ce qui fonctionne mieux ici :

  • Avoir des photos d’été et d’hiver (ou au moins d’une saison plus lumineuse).
  • Montrer les atouts recherchés dans le Bas-Saint-Laurent :
  • vue (ou proximité) sur le fleuve,
  • terrain (cour arrière, boisé, espace pour enfants, potager),
  • garage, remise, espace pour motoneiges, VTT, bateaux.
  • Mentionner clairement :
  • distance à pied ou en voiture vers l’école, l’épicerie, la plage, les sentiers,
  • accès aux grandes routes (20, 132) et aux transports (ex. gare, autobus).

6. La mauvaise période de l’année… et une stratégie saisonnière mal adaptée

Le texte de base rappelle que certaines saisons sont plus favorables que d’autres pour vendre. Dans le Bas-Saint-Laurent, l’impact de la saison est encore plus marqué :

  • L’hiver est long : déplacements plus difficiles, perception du froid et du vent.
  • L’été : plusieurs acheteurs mettent leur recherche sur pause pour profiter du beau temps.
  • Le printemps et l’automne sont souvent des moments forts pour le marché résidentiel.

Adapter sa stratégie à la saison :

  • En hiver :
  • déneiger impeccablement l’entrée, les marches, la galerie,
  • s’assurer que la maison est chaleureuse lors des visites (lumière, température).
  • Aux beaux jours :
  • soigner l’aménagement extérieur (pelouse, fleurs, terrasse),
  • mettre en valeur la vie extérieure (balcon, feu de camp, accès au fleuve ou aux sentiers).

Même si votre propriété est en ligne à l’année, le « gros » de l’intérêt peut se jouer sur quelques semaines bien choisies.


7. Un message pas clair sur le type d’acheteur idéal

Dans notre région, le profil des acheteurs varie beaucoup :

  • jeunes familles locales,
  • travailleurs en télétravail qui s’installent en région,
  • retraités qui reviennent « chez eux » ou cherchent plus de tranquillité,
  • acheteurs de chalets ou de résidences secondaires.

Si votre annonce ne parle à personne en particulier, elle risque de ne toucher vraiment… personne.

Posez-vous la question : pour qui ma propriété est-elle idéale?

  • Famille (proximité école, parc, quartier familial)?
  • Télétravail (bonne connexion Internet, bureau, espace calme)?
  • Retraité (plain-pied, peu d’escaliers, proximité services de santé)?
  • Amateurs de plein air (accès direct à la nature, sentiers, lac, fleuve)?

Ensuite, ajustez :

  • le texte de votre annonce,
  • les photos,
  • les points mis en avant lors des visites.

En conclusion : dans le Bas-Saint-Laurent, chaque propriété est une histoire… mais le marché, lui, reste logique

Si votre propriété ne se vend pas, ce n’est pas forcément parce qu’elle « n’est pas bonne ». C’est souvent parce que prix, présentation, période et attentes des acheteurs ne sont pas encore bien alignés.

En résumé, vérifiez :

  1. Le prix : est-il réaliste pour votre ville ou village?
  2. L’emplacement : avez-vous bien mis en valeur les avantages (et expliqué les distances)?
  3. L’apparence : la maison permet-elle aux gens de se projeter?
  4. Les travaux : êtes-vous transparent, documents à l’appui?
  5. La mise en marché : vos photos et votre description reflètent-elles vraiment le potentiel de votre propriété dans notre région?
  6. La saison : profitez-vous des bons moments de l’année pour attirer les bons acheteurs?

Un bon accompagnement local peut faire une grande différence : un courtier qui connaît réellement le Bas-Saint-Laurent saura ajuster votre stratégie et vous aider à transformer un panneau « À vendre » en « VENDU ».

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre général et peuvent ne pas refléter les lois ou règlements en vigueur. Veuillez vérifier tout détail auprès d'un professionnel qualifié avant de prendre une décision. Certaines sections peuvent avoir été créées avec l'assistance de l'intelligence artificielle et devraient être validées pour en assurer l'exactitude.

Écrit par Maylina Fournier

Courtier immobilier résidentiel - H9130
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